Brexit : quelles conséquences à court-terme ?

Alors que les sondages annonçaient un résultat serré en faveur du Remain, les partisans du Brexit ont obtenu les faveurs des électeurs à la surprise générale. Comme pour tout changement de cette ampleur, l’heure est d’abord à l’analyse et les marchés marquent le pas. La question est désormais de savoir quelle sera la teneur des relations entre l’Angleterre et l’Union Européenne ? Maintenant que les marchés ont une vague idée de ce que cela implique, ils peuvent commencer à se projeter avec davantage de certitude.

Ceci est vrai aussi pour le marché immobilier londonien. Sachez que les fondamentaux restent solides : les taux d’intérêt et de chômage  sont au plus bas et les stocks immobiliers ont également atteint leur plus bas niveau depuis la fin des années 70.

Sur le court-terme, nous devrions observer un ralentissement du marché immobilier. Une demande plus faible ne se traduira pas nécessairement pas une baisse des prix, car les mécanismes de marché devraient réajuster l’offre de biens au niveau de la demande actuelle. En d’autres termes, les prix se maintiendront car il y aura une baisse proportionnelle du nombre de vendeurs et d’acheteurs.

 Le Brexit n’est pas un processus immédiat

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En septembre, le flou artistique qui règne aujourd’hui devrait s’être dissipé et l’avenir apparaîtra avec plus de clarté. Le Brexit n’étant pas un processus immédiat, la période de transition qui s’annonce nous laisse donc le temps d’appréhender cette nouvelle réalité. En fait, le statu quo devrait perdurer au moins deux ans. Cameron a d’ailleurs fait  savoir que les négociations ne commenceront réellement que lorsque son successeur prendra le pouvoir.

Naturellement, dire que tout rentrera dans l’ordre serait faire preuve de mauvaise foi. Les prix de l’immobilier ne devraient plus croître au même rythme qu’auparavant et l’Angleterre connaîtra certainement une période de trouble économique, certes. Mais toute mauvaise nouvelle comporte son lot d’opportunités : la chute de la livre est une aubaine pour les investisseurs étrangers. Le recours au crédit sera également plus limité, vous aurez donc un avantage si vous pouvez vous permettre de payer au comptant.

Faut-il tout de même acheter à Londres en 2016 ?

A la question de savoir si le marché immobilier va continuer à prospérer en cette période trouble ? La réponse est oui, et pour plusieurs raisons. La première (et la plus évidente) est la mobilité. De nombreux expatriés viennent (et continueront de venir) à Londres pour des raisons professionnelles, familiales ou personnelles. Deuxièmement, le gel des prix, l’atonie de la concurrence et la faiblesse des taux d’intérêt constituent des arguments de poids pour les acheteurs bien informés. Enfin, qu’importe les résultats à court-terme, le marché immobilier londonien restera un refuge sûr aux yeux des investisseurs (sa valeur double tous les 10 ans), acheter à Londres reste donc une option intéressante.